Analogie Identitaire

23 avril 2017

Le rhum trace sa route

Qui, à l’aube des années 2000, aurait imaginé que le rhum puisse célébrer sa culture et sa diversité lors d’un Salon parisien, le Rhum Fest, capable d’accueillir des producteurs d’une trentaine de pays et d’attirer, pour sa quatrième édition, des milliers de personnes du 22 au 24 avril ? Il y a à peine dix ans, les amateurs français les plus pointus devaient se contenter d’une centaine de références d’eau-de-vie de canne à sucre. Aujourd’hui, il en existe plus de mille chez les cavistes ou dans les grandes surfaces. « La France est le premier marché mondial en termes de choix et de consommation haut de gamme », confirme Alexandre Vingtier, rédacteur en chef et cofondateur (avec les organisateurs du Rhum Fest, Cyrille Hugon et Anne ­Gisselbrecht) de Rumporter, le premier magazine au monde consacré au rhum et à sa culture. « A côté de la vague whisky, née dans les années 1980, il y a clairement une vague rhum depuis les années 2000 », insiste le journaliste, auteur du précieux 120 Rhums (Dunod, 2016). « S’il représente environ 10 % de part du marché [soit 50 millions de bouteilles], contre 40 % pour le whisky, le rhum est le spiritueux qui croît le plus vite, avec une progression de 5 % chaque année depuis cinq ans, et même 7 % en 2016 », explique Stéphanie Labasque, directrice marketing et commerciale des marques La Mauny et Trois Rivières, rachetées en 2012 par le groupe Chevrillon. Une croissance et une reconnaissance étonnantes pour un produit qui, il y a peu, évoquait pour beaucoup les cocktails bon marché, quelques recettes de pâtisserie, un tord-boyaux pour marins, voire le dernier verre du condamné. Bien sûr, des connaisseurs savaient que les vieux rhums pouvaient valoir les grands cognacs, grâce à quelques pionniers militants, tels l’assembleuse-embouteilleuse Chantal Comte, qui façonne depuis trente ans des rhums agricoles d’exception, ou l’Italien Luca Gargano, dénicheur de raretés, et auteur du très bel Atlas du rhum. Distilleries des Caraïbes et dégustation (Flammarion, 2014). Mais ces initiés se limitaient souvent au cercle vieillissant des amateurs de grands alcools. Les premiers signes de renouvellement ont eu pour toile de fond la guerre commerciale entre les géants Bacardi et Havana Club, quand cette dernière marque, propriété de l’Etat cubain, s’est associée avec le groupe français Pernod Ricard au début des années 1990. En surenchérissant en termes de marketing et de création de nouveaux produits, ces rois du ron (la dénomination hispanique du rhum) pour cocktail ont commencé à réveiller l’intérêt du grand public. Dans la foulée, des pays d’Amérique centrale, qui se contentaient jusqu’alors de produire des bouteilles bas de gamme, ont commencé à élaborer du ron premium à destination nationale, puis internationale. Pionnière du genre, la famille Ballesteros a ainsi développé au Venezuela une marque, ­Diplomatico, à l’origine d’une nouvelle vague, caractérisée par des saveurs douces, épicées, d’une gourmandise d’une grande accessibilité. « A la fin des années 2000, Diplomatico a impulsé la dynamique du ron du continent américain, tels Zacapa au Guatemala ou Flor de Cana au Nicaragua, et d’autres rhums de dégustation, comme Matusalem [République dominicaine] et Don Papa [Philippines], dont la dominante sucrée a attiré de nouveaux consommateurs », constate Alexandre Vingtier. La réussite de ces nouveaux produits a aussi été portée par un sens du packaging faisant honneur au pouvoir évocateur des tropiques. Après avoir servi de tremplin au whisky, le réseau des cavistes français – unique au monde avec ses 5 500 points de vente – s’est mis à relayer l’explosion de l’offre du ron hispanique, du rum des îles anglophones, du rhum des ­Antilles françaises et de multiples autres provenances, fournis par des distributeurs comme Dugas ou La Maison du whisky, aux catalogues en pleine expansion. « La France est le premier marché mondial en termes de choix et de consommation haut de gamme », constate Alexandre Vingtier, cofondateur du Salon parisien Rhum Fest On ne peut qu’être frappé par la variété infinie du seul spiritueux à être fabriqué sur tous les continents (Antarctique excepté). Selon son origine, sa matière première (mélasse ou sirop de canne pour le ron et le rum, jus de canne frais pour les rhums dits « agricoles » français), sa méthode de fermentation, de distillation, de vieillissement ou d’édulcoration, le rhum propose une renversante gamme gustative. Sans parler de la tendance des macérations d’épices (pour les « spiced », dont la star commerciale mondiale est Captain Morgan) ou de fruits (pour les « arrangés », comme ceux de la délicieuse collection des Ti Rhums de Ced’). « La culture du rhum est au moins aussi variée et riche que celle du vin », assure Alexandre Gabriel, propriétaire de la maison de cognac Pierre Ferrand et créateur de la marque Plantation, qui sélectionne des nectars par terroirs caribéens (Jamaïque, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, Barbade…), avant de les fairevieillir une seconde fois en France dans des fûts de cognac. Régulièrement, ce Français, qui vient d’acheter une des principales distilleries de la Barbade, élabore ses rhums en collaboration avec la fine fleur des barmen internationaux. Une démarche futée quand on sait que le grand renouveau des bars à cocktails a fait de ces derniers des prescripteurs essentiels des eaux-de-vie de canne. Peu présents dans la tradition anglo-saxonne des cocktails, les rhums agricoles des Antilles françaises n’ont pas immédiatement profité de cet engouement. Ce qui a suscité de la frustration chez certains producteurs martiniquais ou guadeloupéens, contraints par des règles plus strictes (celles de l’AOC pour la Martinique ou de l’IGP pour la Guadeloupe) que celles d’une concurrence pouvant abuser, par exemple, des dosages en sucre. L’air du temps semble enfin récompenser leur quête d’excellence, qu’il s’agisse de rhums blancs, ambrés, vieux ou millésimés. « Dans un premier temps, une nouvelle génération de consommateurs a été attirée par des ron latinos faciles, avant d’essayer des rum britanniques moins sucrés, puis de découvrir la richesse aromatique et la complexité des rhums agricoles », observe le Martiniquais Jerry ­Gitany, fondateur, avec Benoît Bail, de la ­Confrérie du rhum, une page Facebook où près de 25 000 passionnés échangent sur leur alcool préféré. Preuve de l’importance des réseaux sociaux dans le monde des spiritueux, la ­Confrérie élabore régulièrement des séries limitées avec des distillateurs, comme La Mauny, avec lequel elle vient par exemple de produire 1 000 bouteilles d’une extraordinaire « Cuvée brut de fût » 2005. « On le constate dans tous les Salons internationaux et auprès des barmen, le rhum agricole a enfin le vent en poupe », assure Stéphanie ­Labasque. Ce n’est pas un hasard sans doute si, après avoir été une exclusivité francophone, la distillation façon « agricole », à base de jus de canne frais, fait des émules partout dans le monde.

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21 avril 2017

En avion de chasse Fouga Magister

J'adore l'âge adulte. L'on n'a pas changé d'un pouce à l'intérieur, on est toujours au fond de soi l'enfant qu'on était à dix ans. La différence, c'est que grâce au travail, l'on a l'argent que l'on n'avait pas à l'époque pour réaliser ses rêves ! Et le week-end dernier, j'ai réalisé l'un de mes plus grands rêves d'enfants : faire un vol en avion de chasse. Ça s'est passé à Rennes, et ce fut un de ces moments qui marque une vie entière ! Cette expérience extraordinaire a non seulement été riche en sensations sur le moment, mais a aussi été riche en réflexions par la suite. Parce que ce moment de grâce dans les airs m'a permis de me rendre compte de notre chance. Notre chance à tous. Parce que c'est vraiment affolant, d'observer à quel point notre monde a muté depuis le 19ème siècle. Il n'y a pas si longtemps encore, la vie des gens se résumait grosso modo à cultiver la terre. C'était une vie pénible, faite de sacrifices, et où les journées étaient longues. Nos ancêtres ne voyageaient pour ainsi dire pas : ils passaient toute leur existence dans la même demeure familiale. Alors qu'aujourd'hui, nous vivons comme des seigneurs, comparés à eux : nous faisons de l'exercice physique pour le plaisir, prenons l'avion pour partir en vacances, mangeons des burgers, avons le chauffage central et l'eau chaude... Ces deux mondes n'ont absolument rien en commun ! L'être humain a connu durant la plus grande partie de son Histoire une vie éprouvante, mais est passé en quelques décennies à une vie de bien-être impressionnante. Alors certes, les problèmes subistent. Mais il faudrait vraiment apprendre à considérer la qualité de notre vie, plutôt que de sans cesse scruter ce que les voisins possèdent : parce que nous sommes vernis d'avoir vu le jour à l'heure actuelle ! Et la qualité de vie n'a pas fini de s'étendre. Qui aurait pu deviner, il y a cinquante ans encore, que les civils auraient la possibilité de faire un vol en avion de chasse pour le fun ? Au passage, si ça vous tente, voici le site du prestataire. Mais attention : même si cette virée est renversante, il faut avoir le coeur solide pour s'y essayer ! Suivez le lien pour le détail de ce vol en Fouga Magister.

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16 mars 2017

Agent orange, Monsanto en accusation

Si, en mai 2016, la visite au Vietnam de M. Barack Obama, alors président des États-Unis, a marqué une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays, le problème de l’agent orange est resté en suspens. Ce défoliant massivement utilisé durant la guerre contenait une substance extrêmement toxique, la dioxine, qui a des effets encore aujourd’hui sur la santé et sur l’environnement (1). Une plainte contre les fabricants du défoliant, soit vingt-six sociétés, dont Monsanto et Dow Chemical, a été déposée aux États-Unis par l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange/dioxine (VAVA) début 2004. Mais elle a été rejetée en première instance en mars 2005, en appel en février 2008, et enfin par la Cour suprême en février 2009. Les victimes n’ont pas renoncé pour autant. Française d’origine vietnamienne, Mme Tran To Nga a assigné en justice les sociétés américaines accusées d’avoir fourni à l’armée américaine cet herbicide devant le tribunal de grande instance d’Évry (Essonne — son département de résidence), en juillet 2014. En effet, depuis la loi de 2013, une victime de nationalité française peut saisir la justice française pour un tort commis par un tiers étranger à l’étranger. Mme Tran To Nga, âgée de 74 ans, vient de publier son autobiographie, qui explique bien son parcours et les conditions dans lesquelles elle a été victime des épandages d’agent orange (2). Née dans le delta du Mékong de parents nationalistes, militants de l’indépendance, elle connaît son premier engagement à l’âge de 8 ans, quand sa mère lui donne des messages secrets à transmettre. Elle suit ses études à Hanoï jusqu’en 1965, date d’obtention de son diplôme universitaire de chimie. Elle rejoint alors les maquis du Sud par la piste Ho Chi Minh : en camion jusqu’au 17e parallèle démarquant la zone occupée par les Américains, puis à pied, pendant près de quatre mois, avec un « barda » de vingt-cinq kilos sur le dos ! Elle devient journaliste de l’agence vietnamienne d’information de l’époque (Giai Phong), puis agent de liaison ; elle termine la guerre à Saïgon, où elle connaît la prison, les interrogatoires et la torture. Une fois la paix revenue, elle occupe diverses fonctions dans l’enseignement, puis décide de s’installer en France au milieu des années 1990. De 1966 à 1972, elle a donc vécu, circulé et travaillé dans la jungle, et notamment dans des régions gravement touchées par l’agent orange (Cu Chi, Long Binh et le long de la piste Ho Chi Minh). Fin 1966, elle est recouverte d’une « pluie gluante [qui] dégouline sur [s]es épaules, se plaque sur [s]a peau ». Elle se lave, change de vêtements et « oublie aussitôt », raconte t-elle. Mais, sur les trois filles qu’elle met au monde, l’une meurt d’une affection cardiaque (la tétralogie de Falot) à l’âge de 17 mois, et la deuxième est atteinte d’alpha-thalassémie. Mme Tran To Nga ne comprend pas et culpabilise. Elle-même souffre de nombreuses maladies (diabète de type 2 et alpha-thalassémie, qu’elle a transmise à son enfant). Il lui a fallu des années pour comprendre que l’agent orange était la cause de toutes ces pathologies. Un laboratoire allemand spécialisé a procédé en 2013 à l’analyse de son sang, qui présente un taux de dioxine de 16,7 pg/g ; ce qui permet d’estimer qu’en 1970, il devait atteindre 50 pg/g, un taux largement supérieur au niveau maximum admis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce calcul tient compte du temps écoulé (la dioxine est progressivement éliminée) et de ses trois grossesses (l’enfant absorbe une partie de la dioxine de la mère durant la grossesse puis à travers l’allaitement). Au soir de sa vie, cette « fille du Mékong », qui a lutté contre le colonialisme français puis contre l’impérialisme américain, entame donc un troisième combat, celui pour la justice. Pas seulement pour elle, mais pour toutes les victimes vietnamiennes de ce poison. « C’est la dernière contribution d’une vieille révolutionnaire. »

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30 janvier 2017

Si Barcelone se prépare à l'indépendance

Les voyages officiels du président ou même les réceptions de dignitaires étrangers en Catalogne sont certainement l'aspect le plus visible - et conflictuel - de la paradiplomatie catalane. Les manchettes de presse qui confirment cette affirmation sont légions. En 1988, dans le Diari de Barcelone, on lisait : « Borrell [à l'époque secrétaire d'État espagnol] accuse les communautés autonomes de dédoubler les compétences » ; dans La Vanguardia, « Madrid veut plus de contrôle sur les politiques étrangères des communautés autonomes65 ». Lorsque Jordi Pujol effectue une mission à l'étranger, deux points sont mis de l'avant. Le premier est évidemment très politique. Il vise la promotion de la « nation catalane ». Le second point, complémentaire au premier, est économique. Jordi Pujol veut ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises catalanes et oeuvre pour l'implantation en Catalogne de centres de décision et d'investissements étrangers. Lors de ces voyages, le « petit de Gaulle », comme il a été surnommé, amène sa cour composée de chefs d'entreprises privées, d'universitaires et d'autres membres de la société civile. En 1989, lors d'une visite « d'État » en Chine, le président Pujol insiste sur le fait que sa délégation composée de 56 représentants de firmes catalanes est plus importante que celle du Premier ministre espagnol qui avait fait une visite similaire en 198566. Le conflit se joue aussi sur le plan symbolique. Le président Pujol, lorsqu'il voyage à l'étranger, se présente en véritable chef d'État. Ainsi Pujol est-il accueilli en Slovénie en septembre 1987 par un orchestre entonnant l'hymne national catalan à sa descente d'avion à l'aéroport de Lubljana. Qui plus est, le président Pujol profitera du voyage pour exporter les conflits internes. Il critiquera en effet le processus de construction des communautés autonomes en Espagne, ce qui fera réagir Madrid. A lire en détail sur séminaire Barcelone

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20 janvier 2017

Mes nouvelles shoes!

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La méditation est un exercice spirituel

Les pratiques de retour à soi, méditation, yoga, thérapies en tout genre, ont le vent en poupe! Des centres spécialisés fleurissent un peu partout en France, plusieurs journées à thème ont investi récemment de hauts lieux culturels (24h de la méditation au Grand Rex, Méditation 2015 au théâtre du châtelet), les magazines y consacrent des numéros entiers et le public conquis s'étend toujours plus. De quoi ce véritable phénomène de société est-il le signe, ou peut-être même le présage avant-coureur? La défiance est-elle de mise à l'égard de tout ce soudain "souci de soi" qui trahirait un hyper-narcissisme à peine déguisé sévissant dans notre société? Ou bien s'agit-il de se féliciter, avec discernement et prudence, que l'homme moderne cherche à nouveau le chemin de son intériorité? Le phénomène est aujourd'hui beaucoup tourné en dérision par les sceptiques rationalistes. Certains y déplorent une régression vers l'irrationnel, d'autres le balaient d'un revers de la main comme un simple effet de mode ou comme un vulgaire "égo-trip". Et l'importation de méthodes empruntées à des cultures exotiques, majoritairement extrême-orientales comme le bouddhisme zen, est taxée de "tourisme spiritualiste" ou de "pseudo-orientalisme néo-bobo". La pratique de la méditation réduite aux standards des loisirs modernes Et en effet, force est de constater que dans l'offre actuelle, très prolifique, on trouve "à boire et à manger". Beaucoup de cours ou de thérapies se donnent toutes les apparences des grandes pratiques ancestrales sans en avoir bien recueilli et adapté à l'Occident la substantifique moelle. Le yoga se transforme en pure gymnastique, les arts martiaux deviennent des sports de combat sans aucune dimension de travail sur soi et la méditation un simple exercice de relaxation destiné à soulager un psychisme saturé de stress. Apprendre à lâcher prise, accueillir le moment présent, trouver la paix intérieure, voilà les stéréotypes auxquels la méditation se trouve trop souvent réduite –au risque de l'assimiler à un super Valium! La mise en garde du grand penseur et thérapeute allemand Karlfried Graf Dürckheim semble donc avoir été aussi justifiée que prémonitoire: "lorsque [les exercices spirituels orientaux] parviennent en Occident, ils courent le danger d'être privés de leur sens initiatique et d'être transformés en banals exercices pratiques". Quant aux motivations des nouveaux adeptes, leur observation signale le même risque de vider ces exercices de leur substance la plus authentique et exigeante. Nombreux sont ceux qui ne recourent ainsi à ces pratiques que selon les standards des loisirs modernes: pour se détendre, décompresser, se délester du trop plein accumulé pendant une journée ou une semaine surchargée. Ils s'en emparent comme moyen efficace pour mieux gérer le stress et les tensions auxquels le mode de vie moderne les soumet. Ce qui leur permet, en fin de compte, de mieux continuer à supporter les excès et les déséquilibres profonds que cette vie implique... Tout cela donc non seulement ne transforme pas l'être en profondeur mais ne transforme pas non plus le monde! Cela non plus n'avait pas échappé à K.G. Dürckheim qui déplorait qu'on puisse se saisir de ces exercices à vocation initiale d'élévation et de libération intérieure pour, au contraire, "continuer sans souffrir à suivre une voie fausse". K.G. Dürckheim déplorait qu'on puisse se saisir de ces exercices à vocation initiale d'élévation et de libération intérieure pour, au contraire, "continuer sans souffrir à suivre une voie fausse". Conduire à des degrés d'éveil, selon un projet au long cours de réalisation spirituelle Il ne me semble pas inutile par conséquent de rappeler le sens originel de ces pratiques. Car il est en fait d'un tout autre ordre, d'une toute autre dignité. Leur objectif réel n'est pas d'apporter un peu de repos et de bien-être mais de conduire à des formes et des degrés d'éveil, selon un projet au long cours de réalisation spirituelle, c'est-à-dire de découverte en soi, et d'accomplissement, de notre être essentiel distingué de notre ego ordinaire! C'est en cela que leur vocation est fondamentalement "initiatique" comme le rappelait encore K.G. Dürckheim. Comment? Toutes les traditions de sagesse de la planète –des philosophes et thérapeutes de l'Antiquité (l'école des stoïciens ou celle de Philon d'Alexandrie) aux maîtres hindous, taoïstes, bouddhistes, soufis, hassidiques, etc.- nous indiquent qu'au fond de nous, dans notre terre intérieure, gît le trésor ou la semence de cet être essentiel qui est aussi bien notre capacité créatrice que notre singularité –ce que chacun a d'unique. A travers la répétition régulière, continue et toujours plus approfondie de ces exercices introspectifs, nous mettons en culture cette terre pour qu'elle puisse donner ses fruits. Nous travaillons à réveiller notre être essentiel –Platon disait à nous en "ressouvenir"- ou plus exactement à éveiller notre conscience ordinaire à sa présence en nous. Avec comme but ultime de semer dans le monde les graines ainsi cultivées dans notre intériorité, de l'enrichir de ce qu'on détient d'unique et de meilleur.

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17 novembre 2016

Paraboliquement vôtre

Pour celles et ceux qui sont obsédés par le régime, j'ai peut-être pour vous la solution ultime : je suis en effet parvenu à peser 0 kg, et ce sans faire le moindre effort alimentaire ! Bon, ça n'a certes pas duré longtemps, et j'ai récupéré tous mes kilos à la fin du vol. Mais tout de même, c'est un bon début. Comment ai-je fait ? C'est tout simple : j'ai ressenti la sensation d'apesanteur pendant un vol parabolique à Orlando. Cette fantaisie était évidemment loin d'être donnée, surtout au vu de sa durée. A quasi 5000 euros la balade, la seconde d'apesanteur revenait à quinze euros. Mais en fait, je ne regrette pas le moins du monde. Certains de mes collègues ont trouvé alarmant que je gaspille une telle somme pour une telle chose : ils trouvaient ça futile, et préféraient investir dans leur prochain smartphone. Et ils n'ont pas tort, d'un point de vue matériel : si l'on privilégie l'aspect quantitatif, 5000 euros pour moins de 6 minutes de béatitude, ça peut paraître abusif. Mais c'est surtout d'après moi un moment d'exception semblable à nul autre. Parce que ça vous change définitivement. Je me souviendrai jusqu'à la fin de ma vie de ces sensations : il me suffit de repenser à ce jour pour ressentir les sensations que j'ai éprouvées alors. Je crois que c'est quelque chose qui fait partie de moi, maintenant. L'apesanteur est une chose impossible à vivre sur notre planète. Ce sont des millénaires d'évolution technique et le développement d'avions spécifiques qui ont permis de découvrir cette sensation délirante. Aucun des milliards d'humains qui ont vécu avant ça n'avait fait l'expérience de cette sensation. Et aujourd'hui encore, très peu de gens ont eu l'occasion de goûter au fruit défendu ! Cela reste donc un moment rare, de ceux qu'on garde précieusement au fond de soi. Au passage, voilà le prestataire qui m'a fait faire ce vol à Orlando, si l'aventure vous intéresse ! Mais attention : je déconseille vivement l'expérience aux personnes souffrant du mal des transports. Au vu du prix, il serait sacrément dommage d'être malade une fois là-haut !Toutes les informations sont disponibles sur le site de ce prestataire de vol en apesanteur. Suivez le lien.

apesanteur6

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27 octobre 2016

La Russie fait le job en Syrie

Le retrait partiel du contingent militaire russe de Syrie fait couler beaucoup d'encre dans le monde, y compris en France, témoignent un député et un journaliste français à Sputnik. La Russie a décidé de retirer une partie de son contingent militaire de Syrie après avoir atteint ses objectifs, a estimé le député de l'Aube Les Républicains (LR) Nicolas Dhuicq lors d'un entretien avec Sputnik. "La Russie a atteint ses objectifs qui consistaient notamment à permettre à Assad de reprendre contact avec ce que nous appelons +la Syrie utile+, soit la partie de la Syrie la plus peuplée (…), à couper la filière de ravitaillement (des terroristes, ndlr) à travers la frontière avec la Turquie, particulièrement par rapport à Alep", a supposé M.Dhuicq. Et d'ajouter que, sur le terrain, l’armée d’Assad était fatiguée, usée par cinq années de guerre et avait certainement besoin d’une pause que lui avait accordée l'opération russe. "Au quartier Al-Jabbar à Damas, occupé par les islamistes, nous aurions eu une nouvelle bataille de Stalingrad (…), il fallait s’attaquer à ce quartier", a souligné le député. Selon lui, la guerre n’est pas terminée, les islamistes étant des gens dangereux et déterminés avec lesquels toute négociation est impossible. "Ce que je crains pour la Syrie, j’ai peur que ce pays ne soit coupé en morceaux", a-t-il dit, ajoutant que l’attitude des Américains pour qui il y avait des "bons" et des "mauvais islamistes" l'inquiétait énormément. Evoquant l'opération des forces aérospatiales russes en Syrie, le journaliste et écrivain français Richard Labévière, expert des questions internationales et stratégiques, a déclaré à Sputnik que Moscou "gérait l’agenda de la crise syrienne avec beaucoup de pertinence". "On le savait dès le départ, lorsque Vladimir Poutine a fait son discours à l’Assemblée générale des Nations unies le 28 septembre dernier. Il a proposé une coalition unique à l’ensemble des pays occidentaux qui l’ont refusée", a constaté M.Labévière. Et de rappeler que suite à cela il y avait eu différents attentats notamment à Paris le 13 novembre. "Le président Hollande a compris que c’était une bonne idée (une coalition unique, ndlr) et est allé voir Vladimir Poutine (…) Avant, il était toutefois passé par Washington où le président Obama lui avait rappelé que la France était un membre de l’Otan. (…) C’est à ce moment-là que François Hollande a parlé de coordination", a relevé l'expert. Selon lui, il ne s’agissait pas pour la Russie d’intervenir militairement de manière durable au risque de provoquer un enlisement en Syrie, mais de mettre en place une opération efficace avec un point d’entrée et un point de sortie. "Sur un plan strictement militaire, cette décision (du président russe Vladimir Poutine, ndlr) montre que la partie russe garde la maitrise de son agenda et de son engagement", a conclu le journaliste. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré en amont que la Russie n'avait pas décidé de retirer une partie de son contingent de Syrie "pour plaire à qui que ce soit", mais en fonction des intérêts du peuple syrien. Le ministre a souligné que la décision de Vladimir Poutine concernant le retrait partiel du contingent militaire russe de Syrie constituait une "démarche contribuant à renforcer la confiance et à rendre le processus politique irréversible". Et de rappeler que cette décision avait été adoptée le jour du début des négociations de Genève sous l'égide des Nations unies.

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Ces femmes armées pour Daech

Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation terroriste État islamique (Daech), a annoncé début mars la formation d'un bataillon féminin au nord-est de la Syrie. Avant cela, les terroristes ne considéraient les femmes que comme des épouses et des esclaves potentielles. Aujourd'hui ils sont poussés à les utiliser dans leurs unités de combat. Pour quelle raison? En 2014, les islamistes avaient créé la "police féminine des mœurs" sur les territoires qu'ils contrôlaient. La brigade spéciale Al-Khansa, nommée en l'honneur de la poétesse arabe, était destinée à fouiller les femmes aux postes de contrôle de Daech. Les femmes extrémistes descendaient fusil à la main dans les rues pour veiller à ce que les femmes ne transgressent pas les normes de la charia. En particulier, elles ne devaient pas être vues sans être accompagnées par leur époux ou un autre proche de sexe masculin, ni porter de "tenues provocatrices". Et les femmes policières agissent avec la même violence que tous les autres membres de Daech. Ainsi, en 2015, une islamiste a tué à Racca une mère qui allaitait son nouveau-né dans la rue. Saleh, Syrien de 77 ans, raconte aussi: "Un jour au marché j'ai vu une femme qui, en choisissant des légumes, a involontairement soulevé son niqab en dévoilant son visage. L'islamiste de la "police des mœurs" s'est immédiatement jetée sur elle pour la rouer violemment de coups. La victime, en sang, a été transportée à l'hôpital où elle est décédée des suites de ses blessures." Al-Khansa est rejointe essentiellement par les femmes de combattants de Daech, mais pas seulement. Beaucoup prennent les armes car elles en partagent l'idéologie et cherchent à "protéger" les valeurs islamiques et "punir les traîtres de l'islam". D'autres sont motivées par l'aspect financier: le salaire est plutôt élevé pour la Syrie, à 200 dollars par mois. Au début, les terroristes étaient réticents à l'idée de faire participer les femmes aux combats. Mais Daech constitue actuellement des unités de combat féminines. Certaines islamistes servent de kamikazes mais la plupart des femmes combattent en tant que soldats.

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05 juillet 2016

L'Espagne se dresse

La seconde conférence internationale économie de Bilbao s'est tenue, avec une belle image du pays. Le PIB de l'Espagne a progressé de 36% au cours de ces dix dernières années. Il se classe actuellement au neuvième rang mondial. Le PIB par habitant a aussi progressé, et est maintenant plus proche de la moyenne de l'UE 15, en partie grâce aux aides communautaires. Dans de nombreux domaines, la croissance économique s'est traduite par une aggravation des pressions exercées sur l'environnement en Espagne, en termes tant de pollution que l'utilisation des ressources naturelles (eau, terres, etc.). Cette évolution reflète pour partie une augmentation de 52% des arrivées de touristes internationaux, et un rythme de construction de 700 000 nouveaux logements par an, (les secteurs du tourisme et du bâtiment représentant 11% et 9%, respectivement, du PIB). Dans les régions côtières et les îles (qui abritent près de 60% de la population), la densité de population est cinq fois plus élevée que dans l'intérieur des terres. Certaines régions touristiques peuvent voir leur densité de population tripler en été. L'intégration économique de l'Espagne dans l'UE a entraîné une croissance de 77% des transports routiers de marchandises. Malgré une baisse sensible, le taux de chômage, supérieur à 11%, est l’un des plus élevés de la zone OCDE. Au cours de la période considérée, les pressions environnementales ont été découplées de la croissance économique dans certains domaines (comme les émissions de SOx et de NOx ou les prélèvements d'eau) et la mise en place d'infrastructures environnementales a nettement progressé (distribution d'eau, épuration des eaux usées, etc.). La législation environnementale a considérablement évolué, et certaines régions mettent en oeuvre des politiques de l'environnement très élaborées. L'Espagne est néanmoins confrontée à d'importants défis associés à une intensité énergétique élevée, une forte intensité d'utilisation de l'eau, et un accroissement des émissions de CO2 et de la production de déchets municipaux. Les problèmes d'environnement prioritaires concernent la gestion des ressources naturelles (gestion de l'eau, par exemple), la conservation de la biodiversité, le changement climatique et la pollution de l’air, le tourisme durable et la gestion des déchets. Aux termes de la Constitution, les régions autonomes, qui se caractérisent par des contextes physiques, sociaux et économiques très différents, ont un rôle majeur à jouer dans la mise en oeuvre de la politique de l'environnement. Source: séminaire Espagne.

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